Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 18:52

Ca y est ! Après des mois (6 environ) d’efforts, nous avons enfin (presque) achevé la première tranche des travaux de notre petite maison de Montluel.


Nous avons quitté l’étage et la promiscuité d’un petit trois pièces dont une faisant office de cuisine/salle à manger/séjour et pouvons enfin profiter de notre fameuse pièce à vivre qui a englouti en moins d’une saison nos rêves de vacances à l’autre bout du monde et une bonne partie de nos économies.

 

Les murs tiennent toujours debout, l’électricité est sous contrôle, la plomberie et le chauffage fonctionnent et c’est avec un énorme ouf de soulagement que nous avons attendu le retour de la rigueur hivernale, les doigts croisés prêts à agripper les bouches thermostatiques de nos radiateurs dès les premières tremblements de bambin venus.


A propos des bambins, Zéfir est toujours aussi charmant. Il a un peu tendance à forcer sur l’acrobatie émotionnelle en jonglant avec les phases euphoriques et d’énigmatiques déprimes aux raisons aussi importantissimes que … Oh, non ! Pourquoi je n’arrive pas à recoller ma brioche au chocolat alors que je l’ai coupé en deux ?!  Oh, non ! Pourquoi mon train brio se décroche tout le temps alors que je lui ai collé douze wagons ?


Apres quelques mois assez difficiles ou le cri était devenu un exercice quasi permanent, notre petit Altaïr commence à trouver ses marques. Il nous fait ses premiers éclats de rire et la cohabitation avec son grand frère ne s’annonce pas trop explosive.

 

Grosses bises à tout le monde et à bientôt,

 

 

Sinon, on ne s’est pas fait beaucoup d’amis mais les voisins sont sympas, ceux d’en face nous inondent de fruits et légumes pour se faire pardonner d’être légèrement expansifs les soirs de mauvaise humeur.


Vous êtes les bienvenus même si les travaux ne sont pas terminés.

 

Une petite vidéo pour vous montrer les premiers sautillements d’Altaïr.

Par Emmanuelle&Amara - Publié dans : Baby09
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 23:48

Je profite d’un rare moment de tranquillité pour poster un message sur un petit détail sans importance qui jalonne notre vie de famille.

Enfin ! Le boudib nouveau est arrivé !!

 

Après une gestation à la longévité qui, à quelques semaines près, n’aurait rien à envier à celle d’une baleine bleue, après moults supplications, incantations, admonestations, chantages affectifs… après avoir fait l’inventaire de toutes les techniques d’accouchement naturel, éthique, commerce équitable bio, flan flan du genre massage abdominal à la crème de la mer morte, « déclenchement à l’italienne » avec et sans patchouli, restaurant thaï avec ou sans anesthésie des muqueuses buccales, gravissement de la côte de Montluel avec ou sans fiston sous le bras, séances d’épaulé-jeté de plaque de plâtre au plafond et de radiateur en fonte, rien n’y a fait. Le petit baleineau a préféré joué les prolongations dans le ventre de sa maman plutôt que de profiter du plus été que l’on ait eu depuis … pfouuuuh je m’arrête là… et du décor somptueux que ses parents lui ont préparé en installant leur nouveau chez eux à Montluel. Une vidéo ici bas du chantier et de mes formidables side-kicks.

 

Notre métronome, avec cinq jours de retard sur le programme établi, a coché le weekend end du 15 aout pour pointer le petit bout de son nez d’origine encore indéterminé.

Comme si c’était le moment propice de venir au monde alors que la moitié de la France était en vacances et que l’autre est tellement énervé de pas en être qu’il ne fallait pas vraiment la déranger sinon, hein, bon, quoi, ca va mal aller !

Comme pour le premier, Emmanuelle m’a beaucoup impressionné. Dans la voiture, en direction de la maternité, elle a contenu ses cris de douleurs pour ne pas trop effrayer Zéfir. Elle était tellement contente que le second arrive qu’elle n’a même pas réclamé une aspirine et a préféré s’assommer avec son masque à oxygène plutôt que de demander une péridurale. Plus tard après la naissance, elle me dira qu’elle n’avait pas de mérite car « c’est facile un accouchement lorsqu’on a fait une bonne sieste avant ». Cette femme n’est pas faite comme moi ! La semaine passé, on m’a posé trois misérables points de suture au poignet. Sans anesthésiant, j’aurais tourné de l’œil.

Zéfir est resté avec moi dans la salle d’attente « visiteurs » de la maternité pendant les deux « longues » heures d’accouchement. Il a été charmant, un peu trop même. Une cohorte de Roms et les deux sœurs d’une jeune maman qui n’avaient d’yeux que pour lui me l’auraient certainement subtilisé si j’avais été moins vigilant. Un externe en stage, lui a lu un ou deux volumes de Tchoupi le temps que je puisse admirer mon nouvel héritier.

 

 

 

 

 

Emmanuelle se repose actuellement à l’hôpital HFME à Bron. Elle est en pleine forme. Le bébé tète depuis sa naissance.

Alors pour finir, pour les plus patients, voici une petite charade pour vous révéler le prénom du petit.

Mon premier est une touche spéciale du clavier, mon second est le contraire de verbe aimer, mon tout est la douzième étoile la plus brillante de la voie lactée et donc le prénom de notre petit dernier.

La réponse : Altaïr avec un tréma (c’est important).

Pour les amateurs d’anthropométrie infantile, Altaïr, puisque c’est son nom pèse 3kg400 et mesure 50 cm je ne sais pas, on verra plus tard.

Bonne soirée et à bientôt peut-être …

Bises,

A.

Par Emmanuelle&Amara
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 00:35

Le soleil brille, les oiseaux chantent, les enfants jouent dans les squares de la ville. Les fêtes de quartier et les raisons de prendre l’air se multiplient… Bref, c’est le début de l’été et le moment pour nous de faire nos cartons et de nous préparer à quitter Lyon.


Comme la Réunion, notre belle ville de Lyon est une belle maitresse qui nous coute beaucoup trop cher pour ce qu’elle nous apporte, qui plus est quand on a des modestes ambitions de propriétaires. On a eu beau se creuser la tête, nous avions peu de chances de nous offrir l’une de ses belles maisons avec jardin qui résistent comme des villages gaulois à l’appétit vorace des tractopelles des promoteurs préférés du maire du huitième. C’est sans rancune, peut être partie remise car cela ne m’étonnerait guère que l’on retourne dans Lyon dans quelques années.

 

Donc, comme certains d’entre vous doivent le savoir, nous nous installons cet été à Montluel, une ville de l’Ain, à quelques kilos de la capitale des Gaulles ( ?). Je dis « nous nous installons » mais Emmanuelle n’y sera pas pour grand-chose. Enceinte jusqu’aux yeux, elle va encore une fois se défiler pour notre énième session de déménagement, la cinquièmes en cinq ans.

 

Si les bâtisses de deux siècles avec cachet mais à la géométrie approximative vous attirent, si rien ne vous effraie, pas même une plongée dans l’univers de la décoration kitch des années 70/80 faites de papiers peints couleur flower power de malheur et de linoléum imitation je ne sais toujours pas quoi, bref si vous n’avez rien à faire, vous êtes les bienvenues chez nous car il y a du boulot.

 

Coté Famille, Zéfir a fêté ses deux ans le mois dernier. Entre la famille, les amis de la famille, la nounou, les amis de la nounou et surtout dadou, le petiot a été très gâté. Il a soufflé tellement de bougies d’anniversaire qu’il a fini par bruler une de ses magnifiques mèches blondes à trop vouloir s’exciter sur une flamme récalcitrante. Heureusement que son courageux papa est intervenu avec courage, dextérité, promptitude mais fulgurance. Rien de grave à part une odeur de mouton persistante qui ne l’a pas quitté pendant quelques jours.

 

Sinon, il remplit toujours le cahier des charges du parfait petit ange. Son vocabulaire s’étoffe lentement mais surement. Il gère assez bien la période difficile des « deux ans ». Enfin, c’est mon opinion. Il lui arrive d’entrer dans des colères noires pour d’obscures raisons, mais c’est surtout quand on lui refuse un xieme morceau de comté. Heureusement, cela n’arrive pas trop souvent et il comprend de mieux en mieux qu’on est (aussi) là pour lui fixer des limites.

 

S’il se refuse toujours à nous faire des bisous, il n’hésite pas à nous mordre baveusement (c’est ce qui s’en apparente le plus) et à croquer avec l’appétit d’un rongeur le ventre de sa mère en criant : « Bébé ! »

 

Bébé numéro deux va bien, il est selon les dires de sa mère, beaucoup plus excité que Zefir à l’époque, ce qui laisse présager du pire.

 

Manue a été contrainte à l’arrêt de travail avec quelques jours d’avance. Fini le vélo dans la boue sur les sentiers de campagne de l’est lyonnais à éviter les crocs des chiens des bohémiens du coin, finies les journées assises devant son ordinateur à grignoter des Pepito chocolat noir quand sa collègue a le dos tourné et surtout fini la baignade dans la piscine, le midi après le repas dans le jardin de la grande maison qui lui sert de lieu de travail.

 

Pour son retour au travail, elle se tâte à troquer la vieille carcasse qui lui sert de vélo pour un scooter 125 électrique propulsé par des kilowatts proprets de marque Enercoop bien plus conformes à sa conception du transport doux.

 

En ce qui me concerne, (me, myself and i), tout va pour le mieux…Professionnellement, j’ai trouvé mon expérience de professeur en lycée assez intéressante et à refaire. Les élèves nous poussent parfois dans nos derniers retranchements mais ils sont très attachants et cela reste très formateur. Je doute pourtant que je fasse carrière dans l’éducation nationale. Je préfère l’écrire pour m’en souvenir dans quelques années.

 

Je termine par le plus important. Je fais un gros bisou à Louna, ma toute nouvelle filleule, à qui je ne promets pas grand-chose à part de m’améliorer en hébreu et en envoi de carte postale.

 

Grosses bises,


A.

Par Emmanuelle&Amara - Publié dans : Nos Regions ont du Talent
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 21:47

 

Choses promises …

Par Emmanuelle&Amara - Publié dans : Baby09
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Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 16:28

Je profite d’un week-end en célibataire pour publier un post sur notre blog en légère jachère.

 

Zefir grandit très vite ! C'est devenu un vrai petit garcon ! Il court, chante et s'en prend à quiconque lui confisquerai ses affaires ! Il n’est pas le plus précoce question expression orale mais je n’ai aucune mal à communiquer avec lui et puis il sait déjà reproduire l’essentiel des termes usuels de son quotidien, c'est-à-dire les mots : papa, doudou et comté !

 

Emmanuelle, qui est enceinte (Ca y est !  On peut le dire) et de bientôt 6 mois, se porte comme un charme… Ses journées sont un peu longues, elle fait toujours sa demi-heure de vélo quotidienne pour aller au boulot mais cela risque de ne pas durer car nous allons nous rapprocher de son travail. Pour tout repos, elle emmene Zéfir faire un petit tour à ... Jerusalem pour Paques !

 

P4120052-copie-1.jpg

 

Le naissance est prévue pour début aout, en espérant qu’il soit moins pressé que son grand frère. Il a déjà un prénom et je trouve qu’il est aussi beau et original que celui de Zéfir !

  

Avant d’accueillir notre deuxième, il y a de fortes chances pour que l’on s’installe à Montluel dans la « banlieue lyonnaise » dans une petite maison de ville aux volets rouges à rénover. La ville et la bâtisse nous ont tapés dans l’œil malgré les quelques travaux à prévoir pour en faire notre douillet petit cocon familial.

Montluel.png

De mon coté entre autres futilités, je poursuis mes activités de théâtre amateur. Cette année, je fais partie d'une compagnie. Apres une année rude à apprendre le métier cerné par des passionnés de la première heure, j’ai enfin pris du plaisir à jouer, à dominer mon trac et aller chercher les rires au plus profond des amygdales des courageux spectateurs qui sont venus nous supporter. Enfin, je dis cela, cela m’est arrivé qu’une fois sur 5 représentations. J’espère publier quelques bons moments  de notre spectacle « Quelle Santé ! » dans quelques semaines.

 

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Ah oui au niveau professionnel, cela va en faire sourire quelques uns mais en plus mes activités de formateur, j’ai signé un contrat de remplacement avec l’éducation nationale. Je suis professeur de management commercial à des Bts TC de Rive-de-Gier. C’est très intéressant comme expérience même si j’avouerai que le respect de la discipline n’est pas encore mon point fort pour le moment.

 

J’espère que vous allez tous pour le mieux ! On vous embrasse et à bientôt ! Il vous est permis de donner des nouvelles !

Par Emmanuelle&Amara - Publié dans : Baby09
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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 15:43

Bonne_annee_2011.jpg

 

Un petit coucou depuis VilleCerf et notre modeste lieu de villégiature pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2011.

Nous vous embrassons et vous disons à bientot !

 

La famille Boudib

Par Emmanuelle&Amara
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 15:24

Bonjour à tous,

 

Je prends pour une fois la parole, pour féliciter mon chéri : il a terminé la SaintéLyon : départ à minuit dans le froid stéphanois, 68 km de montée, descente, neige, verglas... pour arriver vers 10h 45 ce matin. 

Nous sommes fiers de toi.

Emmanuelle et Zéfir

 

 

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Par Emmanuelle&Amara
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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 14:27

... qui a bien grandi depuis le temps.

 

Zéfir, aventurier tout atrophié, qui non sans mal s'est frotté, à la droP8070004me  provençale, et à ses eaux glacées

 



 



P8100020Zéfir, notre petite marmaille, s’est bien fendu la poire, à dormir sur la paille, en pleine foret noire !

 

  

Zéfir, en prince africain, tel un simba du genre humain, nous rejoué le roi lion, mais on ne sait pas dans quelle version… P8220061

Zéfir, en hôtelier super costaud,  a offert d’un pas leste, un superbe gâteau, à son superpote Ernest !

PB210123

Zéfir, en amateur esthète, des arts et des lettres, est resté sage comme une image devant un sepctacle sur le grand large (Un doudou à la mer, à la bibliothèque du bachut)

 

 

Par Emmanuelle&Amara
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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 15:50
  

J’ai connu il y a longtemps dans la ville de Guignol et de Gnafron un pauvre bougre à la patte folle qui s’inquiétait pour son garçon.

fourviereChaque semaine, prétextant qu’il allait prendre l’air, il allait, claudiquant, gravir la colline de Fourvière. Il y récitait non pas quelques paters mais une bien curieuse prière. Nul besoin de trop s’approcher pour l’entendre, à genoux, murmurer :

« S’il vous plait, S’il vous plait, C’est mon p’tit bébé qu’il faut sauver ! Il n’avance pas comme les autres et je suis sûr que c’est bien de ma faute ! S’il vous plait, s’il vous plait, c’est mon petit bébé qu’il faut sauver !  »

Sur ses joues coulaient de grosses larmes qu’ils essuyaient vivement pour que personne ne s’alarme, ne comprenne ni ses pleurs, ni sa peine, ni ses peurs, ni son drame.

« Mon cher monsieur, venez vous confessez, soulager votre peine, absoudre vos pêchers ! Vos paroles ne seront pas vaines ! »

C’était le curé ! Alarmé par ses visites répétés, il tentait très vite de mener l’enquête même si sa tactique n’avait ni queue ni tête. Le pauvre homme très pieux déclina poliment. Un peu gêné mais l’air sérieux, il se releva le front en sueur

            « Je ne peux rien dire ! C’est entre moi et Monseigneur »

Pour bien faire, il aurait fallu connaitre le bien curieux petit. C’est qu’il vivait à peine les premiers mois de sa vie.

Ni de près, ni de loin, il n’avait rien de misérable. C’était un petit garçon, somme toute, fort agréable ! D’autres tendaient à dire qu’il était charmant depuis qu’il ressemblait de plus en plus à sa maman.

Sa maman, tenez, parlons-en.

femmeforteSentant le drame venir de la paternité, le frêle homme aux folles guiboles avait trouvé une solide épaule sur qui compter. Heureconteusement pour lui, il avait choisi pour femme une sacrément costaude, une jurassienne gaillarde élevée non loin de Saint Claude. Nourri au comté depuis sa tendre enfance, cette belle blonde au cœur tendre avait de l’énergie à revendre.

Le petit était de la même veine, toujours très gai, riant sans peine. Il avait une belle chevelure bien garnie, les mèches rebelles mais sans épis. Elles se dressaient vers le ciel par temps calme comme par temps gris. Il avait depuis un bon moment quatre bonnes dents pour férocement vous mordre si le repas tardait trop car ses désirs à ce petiot, sont bien souvent des ordres !

Tous ceux et celles qui le croisaient ne cessaient de dire:

« Oh, celui-là, avec ses grands yeux qui pétillent il va, c’est sur, très vite faire fondre aux filles ! »

Sa mère devant tant de compliments en rougissait, de plaisir, assurément. D’autres ne pouvait s’empêcher d’ajouter :

« Oh mais qu’il a bonne mine, il est de quel origine ? Ses joues roses et ses cuisses rondes ne sont pas signe, j’ose dire, de grosse famine. »

Mais … Car malheureusement, il y a un « mais ». Un mais auquel le curieux papa n’aurait jamais voulu gouter. Un met qui lui laissait toujours un gout amer d’inachevé !

Mais, il y a une tare, qui tôt ou tard, du jour au lendemain se révélerait en ce gentil bambin. Une tare qui comme un mal sans fin, lui gâcherait, à jamais sa vie, à ce pauvre petit.

De quoi s’agit-il ? Vous dites vous ? Je me dépêche avant que vos esprits fébriles ne perdent à la longue le fil.

C’est que le pauvre petit, suivait son père, ne faisait rien à l’endroit ni même à l’envers. A votre avis ? Il faisait tout de travers.

Car le gentil monsieur avait un mal sérieux. Il n’était, en tout, ni bon ni mauvais, mais il faisait, et bien, tout de biais ! Soit sur la gauche, soit sur la droite, il avait ce petit coté gauche, cette allure maladroite. Sa vie était vraiment moche et pas moins indélicate!

Si le joli petit cœur avait le grand malheur de marcher sur les pas de son papa, pour son grand déplaisir, ce serait les pires tracas qui l’attendraient ici bas…

Son père était appelé à l’époque, ce n’est ni du toc, ni une vanne :

« Mister Peau de banane ! » misterpeaubanane

Oui ! C’était le surnom que lui donnaient ses fans.

Il avait beau dire qu’il n’était pas, ce que l’on croit, aussi maladroit, que rien ne lui filait entre les doigts ! Un frisson, une émotion surgissaient de nulle part et une bizarre explosion causant le plus grand des bazars !

« Cela n’ôtait rien à son charme » soupiraient quelques femmes mais au quotidien, c’est un drame.

Chute, fracas, petits ou gros dégâts ! Blessures, Coupures, Fractures et Patatraaaaaa ! Nombreux se souviennent de ces fameux exploits.

A sa vue, les assureurs étaient tous en sueur. Les infirmières et les docteurs criaient tous et toutes en chœur :

« Sortez de votre torpeur, v’là notre meilleur client, il s’est brisé le majeur ou bien une ou deux dents ! »

Vous imaginez bien à quel point, à la venue de son bambin, l’homme aux cannes de Seraing était, loin d’être serein. Et c’est très tôt, je ne m’abuse qu’il confia son blues à sa chère et tendre épouse !

« Les cloches, les cloches sonneront, c’est moche, dans sa pauvre petite caboche ! J’aimerais en souhait pouvoir le sauver de cette maudite guigne qui nous colle et m’indigne »

Sa femme comme toujours le rassura avec amour. Elle n’avait fait, de toute manière, ni le choix de se taire, ni de se laisser faire :

« Mais, mon chéri, ne fais pas une montagne de tout, de la peur qui te gagne et qui te rend tout mou ! Que pourrait-il lui arriver ? A part quelques fois, comme toi, se cogner ?»

« Mais c’est bien là le problème » aboya-t-il comme un molosse aux pattes d’argile

A trop vouloir se plaindre, il ne put s’y contraindre. Le pauvre homme à la cane quitta son foyer la mort dans l’âme, ne laissant comme message, que ses deux petites phrases :

« Il faut que je parte, ma petite fée, que je m’écarte, tout compte fait ! Plus mon exemple lui sera donné et plus dans le pétrin, il sera trempé. »

Il n’avait pas pour plan de laisser là femme et enfant mais de trouver une solution aux troubles de son petit garçon. Comme un vulgaire disque enrayé tournant sur sa face B, il ne cessait de seriner la même supplique sur son bébé !

« S’il vous plait, S’il vous plait, C’est mon p’tit bébé qu’il faut sauver ! Il n’avance pas comme les autres et je suis sûr que c’est bien de ma faute ! S’il vous plait, s’il vous plait, c’est mon petit bébé qu’il vous faut sauver !  »

portetetedorIl fila droit vers le nord, direction le parc de la tête d’or pour y donner l’obole au plus grand des symboles. L’icône des gones, le fauve que l’on entend rugir jusque chez lui dans les rues de Monplaisir, un as des as, un des derniers lions de l’atlas. Le lion de la bonne ville de Lyon.

lyonQuand il fut sur place, de roi des animaux, il ne trouva aucune trace. Sa cage semblait vide et mais la paille encore humide. Il entreprit alors de la fouiller de fond en comble quand il vit dans l’ombre tapi, le lion qui s’était fait, contre le froid, un tout petit nid.

Le pauvre monsieur s’adressa à lui tout de go en passant sa tète entre les barreaux.

« S’il vous plait, votre majesté, j’en appelle à votre immense connaissance. S’il vous plait, mon fils et moi nous ne pouvons très droit marcher. Sauriez-vous comment contrer ce sort qui nous colle et que je déplore. Je n’ai que ces quelques pièces d’or, elles sont à vous , c’est mon trésor, O seigneur, aidez nous, O roi à la tete d’or »

Le lion ému s’approcha et lui lécha la joue. Il aurait pu la gober sans trop de difficulté mais sa majesté avait déjà mangé à satiété.

« Garde tes pièces, j’en ai une pleine caisse. Car, malgré mon émoi, je ne peux rien faire toi. Je ne sais à peine marcher sur quatre de mes pattes alors sur deux, il faudrait que je t’épate. Tu t’es trompé de symbole, va plutôt voir guignol, ou peut être son pote gnafron s’il n’est pas trop rond. »

Le gentil monsieur aux frêles guiboles alla donc voir le larron de Guignol, le dénommé Gnafron du coté du vieux Lyon. Il fouilla bouchons et échoppes avant trouver le philosophe accoudé à un bar. Il lui fit part, sans trêve, de son maudit grief et Gnafron lui chanta l’air enjoué l’haleine emplie de beaujolais une bien curieuse mélopée :

 « Il faut pas t’en faire, gnafron

Ta vie est loin d’être un calvaire !

Si tu veux marcher bien droit,

Tiens, prends un peu de vin du Jura !

Je sais, c’est très mauvais,

Que ca pique très fort au fond du palais !

Mais pour avoir les jambes agiles,

J’ai rien trouvé de plus facile »

 

Et puis Gnafron, en pleine chanson, s’effondra sur le sol, la tête en arrière, faisant voler dans les airs sa vulgaire fiole de gnole.

Son verre à lui fini, le triste gone aux pattes asynchrones traversa la presqu’ile avec espoir mais peu tranquille.

quairhoneSur les quais du Rhône en attendant que l’angélus sonne, il patientait tout morne en voulant de donner l’aumône. Il avait un peu de pain dans la poche, piqué dans la corbeille d’un bouchon à la facon gavroche. Devant lui de grands volatiles, ma foi, loin d’être dociles, des grands cygnes dédaigneux qui, j’en suis sûr, devaient saigner bleu.

Quand les cloches sonnèrent et que tous s’envolèrent, ne resta dans le noir qu’un vilain petit canard. Il avait bien du mal à suivre ses compères malgré tous ses râles, il galérait vraiment sévère.

C’est que … C’est que … Ses deux ailes, à cette canaille, n’étaient pas de la même taille…

            « Sais-tu qui me rappelle-tu ? » s’écria le père d e la marmaille. vilaincanard

Le canard boiteux, taiseux, feint de ne pouvoir le voir. L’homme en rajouta une couche jusqu’à ce qu’il prenne la mouche.

« Cela fait quoi d’être un vilain petit canard, je suis sûr que tu dois en avoir marre ! Que tu pleurs tout seul dans le noir, que t’as de la haine à revendre, de la peine de janvier à décembre et que et que et que et que le prochain qui te parle mal, un rien et tu l’étales ? »

Le canard déchainé ouvrit son bec aussi sec :« Ouhhh ! Elle n’est pas impec ta tragédie grecque ! »

« Cela fait un bail que je n’ai plus le cafard ! Je te le promets, aile droite levée, foi de canard ! J’ai appris à l’aimer, mon vice caché, ma petite tare. Et puis j’ai développé une qualité compensatoire ! »

« Laquelle est-ce ? Tu m’intéresse ! »

« Je surfe sur le vent du matin au soir ! Le Zef’ c’est mon domaine, c’est mon fief, mon territoire ! Il me mène bien plus loin que je l’aurais imaginé et si les cygnes le savaient, ce serait un sacré pied de nez ! »

 « Ce n’est pas possible, tu me prends pour un débile, Alors pourquoi fais-tu mine, d’être en colère, que cela te chagrine ? »

« C’est super simple, je suis trop humble et j’aime être tranquille. Quand j’ai le vent dans le dos, je la joue solo ! Impossible que je parte en vrille. Si les autres connaissaient ma combine, je suis sur qu’ils se placeraient toujours entre moi et la brise. Cela serait la crise, la fin de mon asile des airs, je serais comme privé de dessert ! »

Il comprit enfin que ce n’est pas un petit défaut qui devrait pouvoir gâcher la vie de son petit angelot.

L’homme aux jambes qui tremblent acquiesça finalement et remercia le canard de ces précieux enseignements.

Il rentra aussi vite qu’il put pour enlacer son enfant et celle qu’il aimait le plus, sa belle et tendre maman...

 

FIN

 

Par Emmanuelle&Amara - Publié dans : On a la Culture qu'on merite
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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 09:40

Un petit pas pour Zéfir, un grand pas pour les lombaires de son père !

Apres quelques petits entrainements opérés de main de maitre par ses parents, le petit Zéfir marche enfin vers de nouvelles aventures d’enfant espiègle et malicieux.

Il progresse à grand pas, si on ose dire, et je doute qu’il faille attendre très longtemps avant qu’il ne passe à la course, le moonwalk, le boggie woogie et le salto avant sur les toboggans des squares du quartier.

 

Par Emmanuelle&Amara - Publié dans : Baby09
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